• Le premier vaccin efficace contre Ebola à portée de main

    ebolaPour la première fois, un vaccin contre le virus Ebola se révèle efficace à 100 %. Un essai, entamé le 23 mars, a été mis en place grâce une importante coopération internationale.

    Le premier vaccin efficace contre Ebola est désormais « à portée de main », selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au vu des résultats d’un premier essai réalisé sur le terrain en Guinée.

    Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, a souligné qu’il s’agissait d’une « avancée très prometteuse ». « Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte » contre Ebola, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

    Arrêter l’épidémie
    Le virus Ebola a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest, depuis fin 2013. Partie du sud de la Guinée, l’épidémie est en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976. On y recense 27 748 cas. Plus de 99 % des victimes du virus se concentrent dans trois pays (la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia). Dans ces pays, la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé l’économie et fait fuir les investisseurs.

    Mobilisation de la communauté internationale
    En dépit d’un certain retard initial, la communauté internationale s’est mobilisée massivement depuis l’automne 2014 pour tenter de trouver des traitements et des vaccins jusque-là inexistants, et venir à bout du virus.

    Le vaccin VSV-ZEBOV a ainsi pu être testé sur le terrain en Guinée en un temps record : moins d’un an, contre généralement près de dix ans pour en arriver à ce stade de développement.

    Intitulé « Ebola ça suffit », l’essai, entamé le 23 mars, a été mis en place grâce une importante coopération internationale impliquant l’OMS et des experts de Norvège, France, Suisse, États-Unis, Royaume-Uni et Guinée.

    À 100 % efficace
    Testé en Guinée sur plus de 4 000 personnes, le vaccin s’est révélé efficace à 100 %, selon une étude publiée vendredi 31 juillet, dans la revue médicale britannique The Lancet.

    Il a été développé par l’agence de la santé publique du Canada (PHAC) et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp.

    L’essai devrait se poursuivre en incluant des adolescents de 13 à 17 ans, et éventuellement, des sujets âgés de 6 à 12 ans.

    L’Organisation reconnaît toutefois que si « jusqu’à présent, le vaccin semble être efficace chez tous les sujets vaccinés, il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir s’il peut conférer une ’’immunité collective’’ à des populations entières ».

    À ce stade, il n’est pas prévu de vacciner tout le monde préventivement, selon l’entreprise pharmaceutique allemande Merck. Le laboratoire précise qu’une fois les autorisations de mise sur le marché obtenues, il devrait produire et stocker suffisamment de doses de vaccins en prévision des prochaines flambées du virus.

    D’autres vaccins en cours
    D’autres vaccins sont en cours de développement, dont certains sont déjà à des stades avancés. C’est notamment le cas du vaccin ChAd3, développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il est testé sur le terrain au Liberia depuis février 2015.

    Marine Souxdorf (avec AFP)

  • Burundi: le président Nkurunziza réélu pour un troisième mandat controversé

    Le président sortant du Burundi, Pierre Nkurunziza, a été réélu sans surprise dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif jugé contraire à la Constitution par ses adversaires.

    M. Nkurunziza a obtenu 69,41% des suffrages exprimés, selon les résultats proclamés le 24 juillet par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

    Lors de ce scrutin précédé de violences, l’opposition n’avait pas pu faire campagne et plusieurs candidats s’étaient désistés. L’opposant Agathon Rwasa,  qui avait dit, avant même la tenue du scrutin, ne pas reconnaître la légitimité de l’élection sans pour autant retirer formellement sa candidature, est arrivé en deuxième position avec 18,99% des suffrages. Trois autres candidats proches de la mouvance présidentielle et trois opposants recueillent des scores compris entre 0,14 et 2,14%.

    Le taux de participation annoncé par la Céni s’est  élevé à 73,44%, alors qu’observateurs et journalistes avaient constaté une affluence relativement moyenne dans les bureaux de vote.

    Selon les observateurs, le scrutin ne s’est pas déroulé dans la transparence. Ainsi, la mission d’observation de la Communauté est-africaine (EAC) a jugé vendredi que le scrutin n’avait pas répondu «aux normes d’une élection libre, équitable, pacifique, transparente et crédible», et dénoncé le climat «d’angoisse» et les «restrictions aux libertés». L’Union européenne (UE) avait, quant à elle, retiré sa mission d’observation.

    La candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat a plongé le pays dans une crise émaillée de violences, qui ont fait plus de 80 morts et plus de 160 000 déplacés.

    L’opposition estime que la candidature de M. Nkurunziza  à la présidentielle du 26 juin est contraire à la Constitution et à l’accord d’Arusha de 2000 qui a ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). La Constitution, comme l’accord d’Arusha, limitent à deux le nombre de mandats présidentiels. Le camp présidentiel note, cependant, que le premier mandat du président Nkurunziza tombe sous le coup d’une disposition particulière de la Constitution et n’entre pas en ligne de compte dans la limitation des mandats présidentiels, vu que le Chef de l’Etat avait été alors élu par le Parlement et non au suffrage direct.

    (Agence Ecofin)

  • RDC: La déclaration de l’ambassadeur de France fait polémique!

    En République démocratique du Congo, l’ambassadeur de France arrive prochainement au terme de son mandat après trois ans en poste à Kinshasa. Et à l’occasion de la réception de la fête nationale du 14 juillet, il en a profité pour faire l’éloge de la capacité des Congolais à surmonter les épreuves et la souffrance. Mais aussi pour se livrer à une critique de l’élite politique congolaise, et de la tentation de s’accrocher au pouvoir. Une petite phrase, à la fin de son discours, a particulièrement fait grincer des dents du côté du gouvernement.

    Pour son dernier 14 juillet comme ambassadeur en RDC, Luc Hallade avait convié le Tout-Kinshasa dans les jardins de la résidence de France. Dans son discours, il a commencé par rendre hommage au peuple congolais. Mais c’est un autre sujet qui a attiré l’attention : l’évocation de la nécessaire alternance du personnel politique en RDC, que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition.

    « L’élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles », a déclaré Luc Hallade.

    Cette petite phrase peut être interprétée comme une allusion à un éventuel troisième mandat du président Joseph Kabila. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, cela relève de toute façon d’une inadmissible ingérence :

    « Ce qu’il a dit relève pour nous d’un certain dysfonctionnement de la diplomatie européenne dans notre pays. Nous sommes à plus de cinquante ans de l’Indépendance et il est temps que nos partenaires européens comprennent que l’histoire de l’Afrique doit être écrite par les Africains et non plus par les Européens. Je pense que cette époque est très révolue. C’est de la nostalgie et il faut savoir en guérir. »

    Et Lambert Mendé ajoute qu’il s’agissait simplement d’une « bravade », du « coup d’éclat » d’un ambassadeur sur le départ.

    RFI

  • Affaire Chebeya : John Numbi dénoncé par le chauffeur du Colonel Mukalay

    Le témoignage accablant du chauffeur du colonel Mukalay a ému toute la salle d’audience hier, lundi 13 juillet, à la prison Makala devant la Haute cour militaire. Kalala Tshilonda a incriminé son ancien boss, le colonel Mukalay et son chef hiérarchique, l’ancien patron de la police nationale, le général John Numbi.

    Selon ce témoin, les bourreaux de l’activiste des droits de l’homme, Floribet Chebeya ont opéré sur ordre du colonel Mukalay avec la bénédiction du général John Numbi. Toujours lors de son témoignage, Kalala a retracé à sa manière toutes les péripéties qui ont conduit à l’élimination physique de Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana. Avant d’ajouter qu’une troisième personne non identifiée  aurait subi le même sort que les deux activistes des droits de l’homme précités.

    Quant aux dépouilles de ces trois victimes, le témoin a révélé qu’elles ont été jetées à Mitendi, à Kinsuka et à la ferme du général John Numbi. Kalala Tshilonda a précisé que les trois fugitifs inculpés dans l’assassinat de Chebeya ont été envoyés à Lubumbashi par le général Numbi.

    Comme il fallait s’y attendre, ce témoignage du chauffeur du colonel Mukalay a été remis en cause par la défense. C’est ainsi que l’un des avocats du colonel Mukalay a déposé une cassette reprenant l’une des conversations téléphoniques qu’aurait enregistrées le cuisinier de son client  prouvant que Kalala Tshilonda  s’est fait  soudoyer pour alléguer de faux témoignages.

    Pour sa part, la partie civile a sollicité des investigations de la Haute cour pour vérifier l’authenticité   de cet élément de preuve soutenue par la défense. Maîtres Kabengela et Bondo ont demandé comment le téléphone incriminé  s’est retrouvé entre les mains de Me Jean-Marie Kitungwa, avocat de la défense alors que le cuisinier du colonel Mukalay, ne devait pas être assisté par un avocat.

    Il faut noter que le cuisinier du colonel Mukalay a fait état d’une carte mémoire qu’il aurait remise à l’avocat de la défense et non d’un téléphone. Cette contradiction entre l’avocat du colonel Mukalay et son cuisinier a poussé la partie civile à accuser leur confrère de la défense de subornation des témoins.

    Tandis que de leur côté, les avocats de la République ont jugé fantaisistes les dépositions contre le général Numbi. La Haute cour militaire a déclaré que d’autres témoignages seront auditionnés à la prochaine audience fixée au jeudi 16 juillet 2015.

    Eric Wemba

    Le phare

  • Des membres de la communauté congolaise dénoncent l’agression filmée

    Des membres de la communauté congolaise de la région tiennent à tout prix à se dissocier des événements en lien avec une sordide histoire d’agression sexuelle qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux.

    Le président de la communauté congolaise d’Ottawa et de Gatineau, Patrice Mubalama, dénonce le geste des accusées dans l’histoire des agressions sexuelles filmées et diffusées sur internet.

    « C’est une honte ce que certaines personnes de notre communauté aient pu faire cela », explique-t-il.

    Certains des membres de la confrérie comptent s’opposer à la remise en liberté de Nina Raul et Eunice Ilunga, accusées entre autres d’agression sexuelle dans ce dossier.

    « La justice en tant que telle devrait faire son travail, mais on ne croit pas que ces gens puissent ne pas représenter un danger public pour bénéficier d’une liberté », raconte M. Mubalama.

    Des membres de la communauté congolaise d’Ottawa croient qu’il pourrait y avoir d’autres victimes.

    La directrice générale du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Prescott-Russell, Anne Jutras, invite les victimes à dénoncer les agressions

    « Déjà que ce soit un geste d’humiliation de contrôle, la victime va avoir de la difficulté à en parler, peu importe d’où elle vient. Il ne faut pas hésiter à en parler et quand on fait confiance à une personne, allez lui parler », soutient la directrice.

    Les accusées devraient comparaître en cour mardi et jeudi au palais de justice d’Ottawa.

    D’après le reportage de Claudine Richard

    Ici Radio Canada

  • Etienne Tshisekedi sera candidat pour la présidentielle de 2016!

    Etienne Tshisekedi, president de l’Union pour la Démocratie et le progrès sociale (UDPS, opposition) , sera candidat à la prochaine élection présidentielle de la RDC prévue en novembre 2016, a déclaré à lundi, le secretaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu.

    « Nous souhaitons que le président Etienne Tshisekedi soit en 2016 comme candidat president de la RDC et nous allons le porter au congrès qui va se tenir au mois de décembre 2015″, a affirmé M. Mavungu.

    « Certainement nous allons le porter comme le candidat de notre parti que nous allons présenter au peuple congolais dans l’élection présidentielle. (…) Nous sommes prêts à affronter les élections à tout moment », a-t-il dit.

    Répondant à la question de l’âge de M. Tshisekedi, M. Mavungu a soutenu que le président de l’UDPS « n’est pas plus âgé que le president tunisien actuel, n’est pas plus âgé que le president Zimbabwéen (…) Je crois que les Africains savent gérer de telles situations ».

    M. Tshisekedi, qui fêtera ses 83 ans en décembre prochain, était le candidat malheureux de l’élection présidentielle de 2011. Selon les résultats annoncés par la CENI, il avait gagné 32,33% des suffrages, contre 48,95% pour le president Joseph Kabila. Rejetant ce décompte, M. Tshisekedi s’est auto-proclamé président de la République.

    Sous le régime de Mobutu, M. Tshisekedi a occupé trois fois le poste de Premier ministre, entre 1991 et 1997.

    « C’est l’UDPS qui a le meilleur des candidats, nous sommes dans le besoin que l’élection présidentielle puisse se tenir, c’est l’UDPS qui a le meilleur candidat, c’est l’UDPS qui est le parti le mieux implanté à travers la Republique. Donc, l’UDPS ne cherche que des élections transparentes », a déclaré M. Mavungu.

    L’UDPS, qui refusait de participer au dialogue proposé par le président Joseph Kabila, a changé d’avia en annonçant samedi dernier qu’elle l’accepte afin de trouver une solution à la crise qui sévit au pays.

    Dans un communiqué publié à l’occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance du pays, l’UDPS a appelé les partis du pouvoir et de l’opposition à « se retrouver rapidement sous la médiation internationale conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba et des résolutions subséquentes du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de se parler et de trouver ensemble une solution durable à l’actuelle crise politique ».

    « La solution de la crise passe par le règlement de la crise du contentieux électoral de 2011 et par la tenue d’un processus électoral consensuel dans le strict respect du délai constitutionnel », indique le communiqué.

    Direct.cd

  • Coup de théâtre: Kabila exclut Tshisekedi du dialogue!

    tshisekediA en croire son dernier discours, le président de la République, Joseph Kabila, rejetterait l’option de faire appel à une médiation internationale pour conduire le dialogue politique qu’il compte convoquer incessamment. Ce qui disqualifie automatiquement le vieil opposant Etienne Tshisekedi, le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Celui-ci conditionne sa participation à une médiation internationale.

    «Même si les consultations se poursuivent encore, j’ai retenu avec intérêt que l’écrasante majorité de délégations qui se sont déjà exprimées, tant à Kinshasa que dans l’arrière-pays, souhaite que dans l’éventualité du dialogue, celui-ci soit mené sans ingérence étrangère, à travers un nombre limité de participants et pour une durée relativement courte», a déclaré le chef de l’Etat, Joseph Kabila, dans son discours à l’occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.

    Si jamais le président de la République, qui a promis de prendre bientôt une «disposition pertinente et qui s’impose» par rapport à l’organisation de ce dialogue, décide que tout soit «mené sans ingérence étrangère», cela voudrait signifier une chose que le «Raïs» ne va pas autoriser une médiation internationale. Cette éventuelle décision balayerait d’un revers de la main l’unique raison qui pouvait convaincre l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de prendre part à ce dialogue.
    Le parti d’Etienne Tsbisekedi, qui n’a pas pris part aux consultations menées par Joseph Kabila, fait de la médiation internationale une condition sine qua non de sa participation à la table d’échanges politiques qui sera bientôt dressée. Selon cette première force politique de l’Opposition, la deuxième du pays, cette exigence est motivée par l‘Accord-cadre d’Addis-Abeba de 2013.
    Cet engagement international pris par le gouvernement encourage des discussions internes entre Congolais pour résoudre leurs différends. Ce document appelle ainsi les parties prenantes à recourir, -si elles le souhaitent-, à un arbitrage international.

    Dans le cas d’espèce, la Majorité présidentielle, qui depuis quelque temps, affronte de plus en plus un discours de «souveraineté» contre celui d’«ingérence internationale», semble s’inscrire contre l’idée d’une médiation internationale chantant qu’il «appartient aux Congolais de régler, seuls, leurs problèmes». En face, l’UDPS soutient la thèse d’une personnalité neutre qui convient pour départager deux parties en conflit. Et cette personnalité ne saurait être un Congolais.

    Quand, le 27 juin à Bruxelles, dans un message à l’occasion de la fête nationale, Etienne Tshisekedi réaffirme la nécessité d’organiser un dialogue, beaucoup voyaient l’UDPS comme participante au dialogue. Mais le derniers discours de Kabila est venu, dans une certaine mesure, enterrer cet espoir.

    Pour une des rares fois que le pouvoir en place et l’UDPS s’accordent sur un point, voilà un préalable lié à la médiation du dialogue est sur le point de tout gâcher.

    Par CN

  • La RDC achète deux A320 d’occasion à Alitalia (source proche du dossier)

    La République démocratique du Congo a acheté deux Airbus A320 d’occasion à Alitalia pour sa future compagnie aérienne nationale Congo Airways, a-t-on appris samedi auprès d’une personne proche du dossier. Selon cette source, « les deux appareils [achetés à la compagnie italienne] datent de 2007-2008″.
    Le prix de la transaction n’a pas été communiqué.

    Dans un entretien à l’AFP en avril, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo avait annoncé que la RDC était intéressée par l’acquisition de deux appareils moyen-courrier A320 en crédit-bail pour sa nouvelle compagnie aérienne publique.

    Le fait d’avoir finalement opté pour un véritable achat plutôt que pour une location « est un gage de crédibilité » donné par l’État et Congo Airways, estime la source familière du projet interrogée par l’AFP.

    La direction de Congo Airways, auprès de laquelle Air France est engagée par un contrat d’assistance technique, a été formellement installée au premier trimestre.

    La société, dont le vol inaugural pourrait avoir lieu en août, est actuellement en pleine phase de recrutement.

    Aux termes du projet retenu, la nouvelle compagnie aérienne commencerait par desservir huit villes en RDC et passerait à 14 destinations intérieures au bout de trois ans.

    Dans la perspective du développement de la compagnie, qui pourrait ensuite déborder du cadre des frontières de la RDC, les autorités envisagent l’achat d’autres appareils, neufs, à l’avionneur européen Airbus, avait indiqué M. Matata en avril.

    Immense pays au coeur de l’Afrique, la République démocratique du Congo est actuellement dépourvue de compagnie aérienne nationale.
    L’essentiel du trafic aérien est assuré par des vols affrétés par la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que par deux compagnies locales, CAA et Korongo, toutes deux sur la liste noire des compagnies aériennes établies par l’UE (comme la cinquantaine de compagnies enregistrées dans le pays et dont la plupart n’assurent plus de vols).

    Le développement de la nouvelle compagnie aérienne doit s’accompagner d’une remise à niveau des infrastructures de transport aérien dans ce pays parmi les moins développés au monde mais qui connaît depuis 2010 une croissance économique supérieure à 7% chaque année.

    Jeudi, le président congolais Joseph Kabila a inauguré la nouvelle aérogare et la nouvelle tour de contrôle censées améliorer la sécurité aérienne et l’accueil des passagers à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.
    mj/spi
    AIRBUS GROUP
    AIR FRANCE-KLM

  • La plainte déposée par Kabila relance la polémique

    Vrai ou faux ? La polémique autour de la plainte déposée, la semaine dernière, contre quatre gouverneurs, un ancien directeur de cabinet du président et une quinzaine de hauts fonctionnaires tous issus de la majorité a repris de plus belle, ce lundi 29 juin. Et cela, depuis que «C-News», bi-hebdomadaire congolais, a publié dans son édition de ce lundi, un document qui reprend la demande d’ouverture d’information judiciaire pour des cas de fraudes ou de corruption. Une demande émise par le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, au nom du président Joseph Kabila. Mais dans le document ne figurent pas les noms des gouverneurs ni celui de l’ex-directeur de cabinet du président, mais ceux de deux ministres et de hauts fonctionnaires, tous proches de l’actuel Premier ministre Matata Ponyo.

     

    Le document de cinq pages reprend des accusations précises. Ainsi, quatre types de fraudes sont listés, à savoir le blanchiment et fuite de capitaux, mais aussi fraudes douanières et fiscales, détournements de deniers publics et corruption.

    Sont désignés responsables présumés de ces fraudes, presque tous les services de l’Etat qui gèrent les rentrées et les dépenses financières, la direction générale des impôts, celle des recettes administratives. En bref, les hauts fonctionnaires des ministères des Finances et du Budget.

    Sont également pointés du doigt, l’ancien ministre des Finances, Patrice Kitebi et l’actuel ministre des Transports, Justin Kalumba. Ils sont soupçonnés entre autres de surfacturation pour réhabiliter la piste d’atterrissage de l’aéroport de Kinshasa. Onze millions de dollars auraient ainsi été dépensés pour payer les travaux d’excavation sur 400 mètres, à en croire ce document.

    Des accusations lourdes et nombreuses qui toutes visent des ministres proches du Premier ministre ou encore des hauts fonctionnaires sous la responsabilité de Matata Ponyo, en tant que ministre des Finances d’abord et ensuite de Premier ministre depuis 2012.

    Dans l’immédiat, aucune des personnes désignées dans ce document n’a pu être jointe pour réagir. Un document authentique, selon des sources proches du dossier, mais tronqué. Seule une partie de la plainte d’une vingtaine de pages, déposée la semaine dernière dans le bureau du procureur, a fuité dans la presse ce lundi.

    RFI

  • Annuler l’envoi d’un mail, c’est désormais possible

    gmail1Qui n’a pas envoyé au moins une fois à un mail en se trompant de destinataire? Dans certains cas, cette petite bourde n’a aucune conséquence, dans d’autres, c’est beaucoup plus délicat. 

    Heureusement, les utilisateurs de Google Mail ne devront bientôt plus s’en faire pour si peu. Ils auront en effet jusqu’à trente secondes pour revenir en arrière et effacer le mail problématique. Une vraie bouffée d’oxygène pour les étourdis.

    Pour activer cette fonctionnalité -en test depuis 2009- il vous suffit de vous rendre dans les paramètres (engrenage), puis de cocher la case « Activer annuler l’envoi ». Vous pourrez alors choisir le temps de réflexion que vous désirez, entre 5 et 30 secondes.

    Lorsque vous enverrez un mail, vous pourrez alors découvrir un message proposant d’annuler l’opération.

    Lalibre.be