• Paul-José Mpoku opte pour l’équipe nationale du Congo

    L’ancien joueur du Standard hésitait depuis longtemps entre les Diables rouges et les Léopards.

    Paul-José Mpoku portera en définitive le maillot de la République démocratique du Congo. L’ailier de 23 ans, actif au Chievo Vérone après un prêt à Cagliari et de belles années au Standard avait porté le maillot des Diablotins des U15 jusqu’au U21, avant de buter sur la dernière marche: l’équipe A. Barré sur les ailes par des joueurs tels que Eden Hazard, Adnan Januzaj ou encore Kevin De Bruyne, Dries Mertens et Yannick Carrasco, l’ancien Standardman ne voyait apparemment pas d’avenir chez les Diables.

    Il avait le choix entre la RDC et la Belgique. Il a donc tranché, ce qu’il a comuniqué sur Facebook: ce seront les Léopards, où il retrouvera Neeskens Kebano, Chancel Mbemba, Hervé Kagé ou encore Dieumerci Mbokani. Polo avait déjà porté le maillot congolais à une reprise, à l’occasion d’un match amical remporté 2-1 (et un but à la clé pour Mpoku) face à l’Irak.

     »

    Comme le dit l’Ecclésiaste, il y a un temps pour tout et pour moi, le temps de la décision est venu.

    Comme je vous l’avais dit, j’avais besoin d’un temps de réflexion et de prière et que ma situation en club soit stable pour prendre la décision la plus importante de ma carrière.

    Aujourd’hui, tout est réuni pour que je puisse avoir l’honneur de vous annoncer mon choix de jouer pour la sélection nationale congolaise.

    Je réponds donc favorablement à la convocation du coach Florent Ibenge et je porterai le maillot de la de la République démocratique du Congo avec joie et fierté!

    Je tiens à préciser que j’aime le Congo et j’aime la Belgique, ce sont mes deux pays et rien ne changera cela!

    J’en dirais plus sur mon choix et les raisons qui m’y ont amenées dans une vidéo. »

    DH.be

  • Kagame pourra briguer un 3e mandat

    kagameKigali — Le parlement rwandais a donné mardi son feu vert à une réforme constitutionnelle qui permettrait au président Paul Kagame de briguer un troisième mandat en 2017, affirmant n’avoir recensé qu’une dizaine d’électeurs, sur les 6 millions que compte le pays, opposés à une telle réforme.

    Du 20 juillet au 10 août, les parlementaires ont mené des « consultations populaires » à travers le pays pour sonder les Rwandais sur un amendement de l’article 101 de la Constitution actuelle, a rapporté mardi le journal pro gouvernemental New Times.

    Cet article limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs, qui interdit en théorie à Paul Kagame — élu deux fois en 2003 et 2010 mais en réalité homme fort du Rwanda depuis déjà la fin du génocide des Tutsi en 1994 — de se représenter en 2017.

    Changement constitutionnel

    Le 14 juillet, le Parlement rwandais s’était déjà prononcé en faveur de cette réforme faisant sauter ce verrou des deux mandats présidentiels, et l’issue de cette consultation parlementaire ne faisait aucun doute, alors que plus de 3,7 millions de Rwandais, sur un corps électoral de quelque 6 millions, avaient déjà signé ces derniers mois des pétitions réclamant le maintien du président Kagame au pouvoir, dans une démarche présentée par le pouvoir comme une pure initiative populaire.

    Selon les parlementaires, qui ont présenté lundi aux deux chambres du parlement leurs conclusions, « Kagame a mené la guerre de libération de 1990 à 1994, mis fin au génocide de 1994 contre les Tutsi, et a correctement géré la renaissance économique du pays », rapporte le New Times.

    « Le président Kagame n’a pas seulement réunifier le pays et effacer l’ethnie des cartes d’identité. Il a ramené la paix, avec une sécurité maximale. Il a permis le retour et la réinstallation des réfugiés », a énuméré la vice-présidente de l’Assemblée, Jeanne d’Arc Uwimanimpaye.

    Les conclusions des consultations parlementaires ont été présentées aux deux chambres réunies en séance plénière et en session extraordinaire, indique le site Internet du parlement, qui ne précise cependant pas si députés et sénateurs ont procédé à un vote pour les approuver.

    Des étudiants, hommes d’affaires, membres de la société civile, responsables religieux et représentants des différentes communautés ont été consultés. Seules dix de ces personnes consultées se sont dites opposées à une révision de la Constitution, toujours selon Mme Uwimanimpaye.

    La prochaine étape sera la mise en place d’une Commission parlementaire qui devra notamment rédiger les amendements à la Constitution actuelle. Ces amendements seront ensuite votés par l’Assemblée, puis par le Sénat. La Constitution remodelée devra ensuite être soumise à référendum, « si cette procédure s’avère véritablement nécessaire », selon le New times.

    Dans plusieurs pays de la région, notamment au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, les dirigeants sont accusés de vouloir contourner les règles pour se maintenir au pouvoir au-delà des limites permises.

    Au Rwanda, Paul Kagame insiste sur le fait que s’il se présente à un troisième mandat, ce sera uniquement s’il est plébiscité par son peuple. Mais dans un pays régulièrement épinglé pour ses atteintes à la liberté d’expression et son manque d’ouverture politique, nombre d’observateurs estiment que ce plébiscite est orchestré par le pouvoir.

    ledevoir.com

  • Kinshasa: Rentré de France pour la dot, il se fait passer pour un « Refoulé » et sa fiancée le quitte

    Sous la pression de son père, Wilema un « mikiliste respecté et adulé » a enfin décidé de franchir le cap, celui d’accepter la proposition de son géniteur de prendre en mariage une fille de son quartier  qu’il a laissé mineure en quittant Kinshasa (Bandal) donc une sorte de « libalaya commission » qu’il devrait officialiser.

    Est- il obligatoire de se marier dans la vie ? Certainement oui, d’autant en Afrique où, le célibat est   mal perçu surtout à un âge avancé. Cette angoisse a tant affecté la vie du père de Wilema qu’il s’est investi corps et âme dans les préparatifs de la dot de son fils.

    Quelques mois auparavant,  il a réussi à convaincre son fils à partager sa vie avec Marlene la petite sœur du quartier,  fille de ses voisins  jugée sérieuse qu’il a vu grandir. Pour lui, il n’était pas logique qu’à plus de 40 ans d’âge son fils Wilema soit toujours célibataire et sans enfant. « Je n’ai  jamais vécu le grand bonheur avec ta mère, mais cela n’a pas pour autant empêcher que nous nous supportions mutuellement plus de 40ans » aimait il répéter à son fils à chaque doute émis.

    L’arrivée précipitée de Wilema à Kinshasa a pris toute la famille au dépourvu, bouleversant le programme établi dont sa réception en grande pompe à l’aéroport de Ndjili. Parallèlement, Marlene et Wilema sont enfin heureux de se voir et passe leur première nuit ensemble.

    Mais, l’atmosphère se durci quand Wilema annonce que son arrivée précipitée est dû à sa reconduite à la frontière pour une histoire dont il se dédouane.Sa famille rebiffe de la situation et Marlene intriguée par ses proches dont en tête sa mère rompt ses fiançailles avec Wilema. Quel intérêt aura-t-elle à être avec un « refoulé » ayant de ce fait anéantit toutes ses chances d’aller en Europe ?

    Dans cette confusion, l’une des sœurs de Marlene dévoile que sa sœur maintient une relation parallèle avec un autre jeune du quartier et que pour rien au monde elle n’accorderait à Wilema une seconde chance. Elle parvient même à afficher une indifférence totale aux supplices de ce dernier.

    Rassuré du mauvais choix de son père, Wilema entame une nouvelle relation sentimentale avec Mamy une autre fille du quartier habitant quelques ruelles ; laquelle essaie tant bien que mal à supporter ce lourd fardeau celui d’être avec un « refoulé ».Son attachement à ce dernier est incompris par tout le quartier dont les voisins excellent dans le « songui songui » Mamy étant même traitée d’Etula,  par sa propre famille.

    Pendant plus d’un mois, Wilema le vrai faux refoulé qui dépend financièrement de Mamy fait durer le mystère avant de décider d’y mettre fin. Il avoue à Mamy qu’il n’a jamais été refoulé d’Europe, justifiant cette mise en scène  par la mauvaise expérience vécue par certains des Congolais ayant ramené en Europe des femmes des quelles ils ignoraient tout et une fois en Europe s’étaient retournées contre leurs époux. De Marlène  son père ne lui disait que du bien avant sa venue.

    Wilema et Mamy prennent le temps de mieux faire connaissance et se marient dans une cérémonie restreinte n’invitant que ceux qui n’avaient  porté aucun jugement sur leur amour. Certains membres de leurs familles dont la maman de Mamy  n’y furent pas conviés. Une affaire de libala ya commission  qui aura permis à Wilema de revoir sa liste de western union  mais surtout de connaitre le vrai amour à Bandal lequel amour  se vit grandement en France…Eh yaya na nga, Bandal c’est Paris.
    © lolakayacongo.com : Ghislain

  • Burundi: le bras droit du président Nkurunziza assassiné

    niyongaboLe général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président burundais Pierre Nkurunziza et chef de la sécurité intérieure, a été tué dimanche à Bujumbura dans une attaque à la roquette, a-t-on appris de sources officielles.

    Ancien chef d’état-major de l’armée et souvent présenté comme le numéro deux du régime, le général Nshimirimana a été victime d’une attaque contre sa voiture en fin de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué à l’AFP des temoins.

    Sa mort a été confirmée peu après l’attaque par le chef de la communication de la présidence, Willy Nyamitwe : « j’ai perdu un frère, un compagnon de lutte, la triste réalité c’est que le général Adolphe Nshimirimana n’est plus de ce monde », a-t-il indiqué dans un message sur Twitter.

    La disparition du chef des services de sécurité burundais intervient une semaine après la proclamation de la victoire à la présidentielle du sortant Pierrre Nkurunziza, pour un troisième mandat dénoncé par l’opposition, la société civile et plusieurs pays occidentaux.

    Le mouvement de contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza a été émaillé depuis la fin avril de violences qui ont fait une centaine de morts et ont poussé quelque 170.000 personnes, selon l’ONU, à fuir dans les pays voisins.

    Lalibre.be

  • Le premier vaccin efficace contre Ebola à portée de main

    ebolaPour la première fois, un vaccin contre le virus Ebola se révèle efficace à 100 %. Un essai, entamé le 23 mars, a été mis en place grâce une importante coopération internationale.

    Le premier vaccin efficace contre Ebola est désormais « à portée de main », selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au vu des résultats d’un premier essai réalisé sur le terrain en Guinée.

    Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, a souligné qu’il s’agissait d’une « avancée très prometteuse ». « Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte » contre Ebola, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

    Arrêter l’épidémie
    Le virus Ebola a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest, depuis fin 2013. Partie du sud de la Guinée, l’épidémie est en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976. On y recense 27 748 cas. Plus de 99 % des victimes du virus se concentrent dans trois pays (la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia). Dans ces pays, la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé l’économie et fait fuir les investisseurs.

    Mobilisation de la communauté internationale
    En dépit d’un certain retard initial, la communauté internationale s’est mobilisée massivement depuis l’automne 2014 pour tenter de trouver des traitements et des vaccins jusque-là inexistants, et venir à bout du virus.

    Le vaccin VSV-ZEBOV a ainsi pu être testé sur le terrain en Guinée en un temps record : moins d’un an, contre généralement près de dix ans pour en arriver à ce stade de développement.

    Intitulé « Ebola ça suffit », l’essai, entamé le 23 mars, a été mis en place grâce une importante coopération internationale impliquant l’OMS et des experts de Norvège, France, Suisse, États-Unis, Royaume-Uni et Guinée.

    À 100 % efficace
    Testé en Guinée sur plus de 4 000 personnes, le vaccin s’est révélé efficace à 100 %, selon une étude publiée vendredi 31 juillet, dans la revue médicale britannique The Lancet.

    Il a été développé par l’agence de la santé publique du Canada (PHAC) et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp.

    L’essai devrait se poursuivre en incluant des adolescents de 13 à 17 ans, et éventuellement, des sujets âgés de 6 à 12 ans.

    L’Organisation reconnaît toutefois que si « jusqu’à présent, le vaccin semble être efficace chez tous les sujets vaccinés, il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir s’il peut conférer une ’’immunité collective’’ à des populations entières ».

    À ce stade, il n’est pas prévu de vacciner tout le monde préventivement, selon l’entreprise pharmaceutique allemande Merck. Le laboratoire précise qu’une fois les autorisations de mise sur le marché obtenues, il devrait produire et stocker suffisamment de doses de vaccins en prévision des prochaines flambées du virus.

    D’autres vaccins en cours
    D’autres vaccins sont en cours de développement, dont certains sont déjà à des stades avancés. C’est notamment le cas du vaccin ChAd3, développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il est testé sur le terrain au Liberia depuis février 2015.

    Marine Souxdorf (avec AFP)

  • Burundi: le président Nkurunziza réélu pour un troisième mandat controversé

    Le président sortant du Burundi, Pierre Nkurunziza, a été réélu sans surprise dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif jugé contraire à la Constitution par ses adversaires.

    M. Nkurunziza a obtenu 69,41% des suffrages exprimés, selon les résultats proclamés le 24 juillet par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

    Lors de ce scrutin précédé de violences, l’opposition n’avait pas pu faire campagne et plusieurs candidats s’étaient désistés. L’opposant Agathon Rwasa,  qui avait dit, avant même la tenue du scrutin, ne pas reconnaître la légitimité de l’élection sans pour autant retirer formellement sa candidature, est arrivé en deuxième position avec 18,99% des suffrages. Trois autres candidats proches de la mouvance présidentielle et trois opposants recueillent des scores compris entre 0,14 et 2,14%.

    Le taux de participation annoncé par la Céni s’est  élevé à 73,44%, alors qu’observateurs et journalistes avaient constaté une affluence relativement moyenne dans les bureaux de vote.

    Selon les observateurs, le scrutin ne s’est pas déroulé dans la transparence. Ainsi, la mission d’observation de la Communauté est-africaine (EAC) a jugé vendredi que le scrutin n’avait pas répondu «aux normes d’une élection libre, équitable, pacifique, transparente et crédible», et dénoncé le climat «d’angoisse» et les «restrictions aux libertés». L’Union européenne (UE) avait, quant à elle, retiré sa mission d’observation.

    La candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat a plongé le pays dans une crise émaillée de violences, qui ont fait plus de 80 morts et plus de 160 000 déplacés.

    L’opposition estime que la candidature de M. Nkurunziza  à la présidentielle du 26 juin est contraire à la Constitution et à l’accord d’Arusha de 2000 qui a ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). La Constitution, comme l’accord d’Arusha, limitent à deux le nombre de mandats présidentiels. Le camp présidentiel note, cependant, que le premier mandat du président Nkurunziza tombe sous le coup d’une disposition particulière de la Constitution et n’entre pas en ligne de compte dans la limitation des mandats présidentiels, vu que le Chef de l’Etat avait été alors élu par le Parlement et non au suffrage direct.

    (Agence Ecofin)

  • RDC: La déclaration de l’ambassadeur de France fait polémique!

    En République démocratique du Congo, l’ambassadeur de France arrive prochainement au terme de son mandat après trois ans en poste à Kinshasa. Et à l’occasion de la réception de la fête nationale du 14 juillet, il en a profité pour faire l’éloge de la capacité des Congolais à surmonter les épreuves et la souffrance. Mais aussi pour se livrer à une critique de l’élite politique congolaise, et de la tentation de s’accrocher au pouvoir. Une petite phrase, à la fin de son discours, a particulièrement fait grincer des dents du côté du gouvernement.

    Pour son dernier 14 juillet comme ambassadeur en RDC, Luc Hallade avait convié le Tout-Kinshasa dans les jardins de la résidence de France. Dans son discours, il a commencé par rendre hommage au peuple congolais. Mais c’est un autre sujet qui a attiré l’attention : l’évocation de la nécessaire alternance du personnel politique en RDC, que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition.

    « L’élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles », a déclaré Luc Hallade.

    Cette petite phrase peut être interprétée comme une allusion à un éventuel troisième mandat du président Joseph Kabila. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, cela relève de toute façon d’une inadmissible ingérence :

    « Ce qu’il a dit relève pour nous d’un certain dysfonctionnement de la diplomatie européenne dans notre pays. Nous sommes à plus de cinquante ans de l’Indépendance et il est temps que nos partenaires européens comprennent que l’histoire de l’Afrique doit être écrite par les Africains et non plus par les Européens. Je pense que cette époque est très révolue. C’est de la nostalgie et il faut savoir en guérir. »

    Et Lambert Mendé ajoute qu’il s’agissait simplement d’une « bravade », du « coup d’éclat » d’un ambassadeur sur le départ.

    RFI

  • Affaire Chebeya : John Numbi dénoncé par le chauffeur du Colonel Mukalay

    Le témoignage accablant du chauffeur du colonel Mukalay a ému toute la salle d’audience hier, lundi 13 juillet, à la prison Makala devant la Haute cour militaire. Kalala Tshilonda a incriminé son ancien boss, le colonel Mukalay et son chef hiérarchique, l’ancien patron de la police nationale, le général John Numbi.

    Selon ce témoin, les bourreaux de l’activiste des droits de l’homme, Floribet Chebeya ont opéré sur ordre du colonel Mukalay avec la bénédiction du général John Numbi. Toujours lors de son témoignage, Kalala a retracé à sa manière toutes les péripéties qui ont conduit à l’élimination physique de Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana. Avant d’ajouter qu’une troisième personne non identifiée  aurait subi le même sort que les deux activistes des droits de l’homme précités.

    Quant aux dépouilles de ces trois victimes, le témoin a révélé qu’elles ont été jetées à Mitendi, à Kinsuka et à la ferme du général John Numbi. Kalala Tshilonda a précisé que les trois fugitifs inculpés dans l’assassinat de Chebeya ont été envoyés à Lubumbashi par le général Numbi.

    Comme il fallait s’y attendre, ce témoignage du chauffeur du colonel Mukalay a été remis en cause par la défense. C’est ainsi que l’un des avocats du colonel Mukalay a déposé une cassette reprenant l’une des conversations téléphoniques qu’aurait enregistrées le cuisinier de son client  prouvant que Kalala Tshilonda  s’est fait  soudoyer pour alléguer de faux témoignages.

    Pour sa part, la partie civile a sollicité des investigations de la Haute cour pour vérifier l’authenticité   de cet élément de preuve soutenue par la défense. Maîtres Kabengela et Bondo ont demandé comment le téléphone incriminé  s’est retrouvé entre les mains de Me Jean-Marie Kitungwa, avocat de la défense alors que le cuisinier du colonel Mukalay, ne devait pas être assisté par un avocat.

    Il faut noter que le cuisinier du colonel Mukalay a fait état d’une carte mémoire qu’il aurait remise à l’avocat de la défense et non d’un téléphone. Cette contradiction entre l’avocat du colonel Mukalay et son cuisinier a poussé la partie civile à accuser leur confrère de la défense de subornation des témoins.

    Tandis que de leur côté, les avocats de la République ont jugé fantaisistes les dépositions contre le général Numbi. La Haute cour militaire a déclaré que d’autres témoignages seront auditionnés à la prochaine audience fixée au jeudi 16 juillet 2015.

    Eric Wemba

    Le phare

  • Des membres de la communauté congolaise dénoncent l’agression filmée

    Des membres de la communauté congolaise de la région tiennent à tout prix à se dissocier des événements en lien avec une sordide histoire d’agression sexuelle qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux.

    Le président de la communauté congolaise d’Ottawa et de Gatineau, Patrice Mubalama, dénonce le geste des accusées dans l’histoire des agressions sexuelles filmées et diffusées sur internet.

    « C’est une honte ce que certaines personnes de notre communauté aient pu faire cela », explique-t-il.

    Certains des membres de la confrérie comptent s’opposer à la remise en liberté de Nina Raul et Eunice Ilunga, accusées entre autres d’agression sexuelle dans ce dossier.

    « La justice en tant que telle devrait faire son travail, mais on ne croit pas que ces gens puissent ne pas représenter un danger public pour bénéficier d’une liberté », raconte M. Mubalama.

    Des membres de la communauté congolaise d’Ottawa croient qu’il pourrait y avoir d’autres victimes.

    La directrice générale du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Prescott-Russell, Anne Jutras, invite les victimes à dénoncer les agressions

    « Déjà que ce soit un geste d’humiliation de contrôle, la victime va avoir de la difficulté à en parler, peu importe d’où elle vient. Il ne faut pas hésiter à en parler et quand on fait confiance à une personne, allez lui parler », soutient la directrice.

    Les accusées devraient comparaître en cour mardi et jeudi au palais de justice d’Ottawa.

    D’après le reportage de Claudine Richard

    Ici Radio Canada

  • Etienne Tshisekedi sera candidat pour la présidentielle de 2016!

    Etienne Tshisekedi, president de l’Union pour la Démocratie et le progrès sociale (UDPS, opposition) , sera candidat à la prochaine élection présidentielle de la RDC prévue en novembre 2016, a déclaré à lundi, le secretaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu.

    « Nous souhaitons que le président Etienne Tshisekedi soit en 2016 comme candidat president de la RDC et nous allons le porter au congrès qui va se tenir au mois de décembre 2015″, a affirmé M. Mavungu.

    « Certainement nous allons le porter comme le candidat de notre parti que nous allons présenter au peuple congolais dans l’élection présidentielle. (…) Nous sommes prêts à affronter les élections à tout moment », a-t-il dit.

    Répondant à la question de l’âge de M. Tshisekedi, M. Mavungu a soutenu que le président de l’UDPS « n’est pas plus âgé que le president tunisien actuel, n’est pas plus âgé que le president Zimbabwéen (…) Je crois que les Africains savent gérer de telles situations ».

    M. Tshisekedi, qui fêtera ses 83 ans en décembre prochain, était le candidat malheureux de l’élection présidentielle de 2011. Selon les résultats annoncés par la CENI, il avait gagné 32,33% des suffrages, contre 48,95% pour le president Joseph Kabila. Rejetant ce décompte, M. Tshisekedi s’est auto-proclamé président de la République.

    Sous le régime de Mobutu, M. Tshisekedi a occupé trois fois le poste de Premier ministre, entre 1991 et 1997.

    « C’est l’UDPS qui a le meilleur des candidats, nous sommes dans le besoin que l’élection présidentielle puisse se tenir, c’est l’UDPS qui a le meilleur candidat, c’est l’UDPS qui est le parti le mieux implanté à travers la Republique. Donc, l’UDPS ne cherche que des élections transparentes », a déclaré M. Mavungu.

    L’UDPS, qui refusait de participer au dialogue proposé par le président Joseph Kabila, a changé d’avia en annonçant samedi dernier qu’elle l’accepte afin de trouver une solution à la crise qui sévit au pays.

    Dans un communiqué publié à l’occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance du pays, l’UDPS a appelé les partis du pouvoir et de l’opposition à « se retrouver rapidement sous la médiation internationale conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba et des résolutions subséquentes du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de se parler et de trouver ensemble une solution durable à l’actuelle crise politique ».

    « La solution de la crise passe par le règlement de la crise du contentieux électoral de 2011 et par la tenue d’un processus électoral consensuel dans le strict respect du délai constitutionnel », indique le communiqué.

    Direct.cd