Elections au Congo-Brazzaville: le parti du président Sassou-Nguesso majoritaire

Au Congo-Brazzaville, c’est vers une majorité que se dirige le PCT, parti au pouvoir, et ses alliés aux élections locales d’il y a dix jours, selon des résultats publiés tôt ce mercredi. Le Parti congolais du travail du président Denis Sassou-Nguesso et les formations qui lui sont proches ont raflé plus de la moitié des sièges. Ils devraient donc contrôler la quasi-totalité des conseils départementaux et municipaux qui vont être installés ces prochains jours.

Selon les résultats officiels, le PCT a obtenu à lui seul près de 450 sièges sur plus de mille qui ont été pourvus. Sa victoire est renforcée par celle de ses principaux alliés tels que le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) et le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI). Il faut ajouter quelques formations satellites et des indépendants qui ont obtenu plusieurs dizaines de sièges.

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale, l’UPADS, première formation d’opposition, se contente de 54 sièges. Elle n’en a obtenu que deux dans toute la partie nord du pays. L’Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième lors de la présidentielle de mars 2016, a eu moins de 40 sièges.

Aucun chiffre n’a été avancé sur le taux de participation aux élections locales qui n’ont pu être organisées dans neuf des quatorze circonscriptions électorales du Pool et aucune nouvelle date n’a été avancée. Cette région voisine de Brazzaville a replongé dans la violence juste après la présidentielle de 2016.

Les grandes villes sous contrôle de la majorité

La gestion des Conseils départementaux et municipaux était le principal enjeu de ces élections locales. Le Parti congolais du travail (PCT) et ses alliés se frottent les mains, car la quasi-totalité de ces Conseils devrait leur revenir.

A Brazzaville, le maire Hugues Ngouélondélé, gendre du chef de l’Etat en place depuis 2003, pourrait passer la main à quelqu’un d’autre. Pour cause, il n’a pas conduit une seule liste du PCT aux élections locales. Ce qui n’est pas le cas pour Roland Bouity Viaudo. Le maire de Pointe-Noire tête de liste a été élu aux termes des locales sous le label du Mouvement pour l’action et le renouveau (MAR), allié de poids du PCT. Bouity Viaudo a déjà passé plus d’une décennie à la tête de la frondeuse cité de Pointe-Noire, capitale économique où est extrait le pétrole, la première ressource du pays.

A Mossendjo, seule ville dirigée par l’opposition la donne pourrait rester la même. Elisabeth Mapaha, maire sortante  de l’UPADS, a bien gagné des sièges avec sa liste. L’UPADS espère également, grâce au jeu d’alliances, prendre les commandes de la commune de Dolisie où elle a glané des sièges aux locales et remporté surtout les deux sièges de députés.

A Nkayi le PCT et ses alliés devraient composer pour garder la main. Tandis qu’à Ouesso, les choses ne seront pas aussi faciles quand on sait que le maire sortant, l’indépendant et populaire Thierry Maguessa Ebomé, dispose des sièges. Enfin, pour le PCT et ses alliés les choses seront très simples dans les nouvelles communes de plein exercice récemment créées. C’est le cas d’Oyo, traditionnel fief électoral du Chef de l’Etat, de Djambala ou encore d’Ewo.

rfi

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