Felix Tshisekedi est élu président provisoire de la RDC selon la CENI

Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit de mercredi à jeudi, l’opposant Félix Tshisekedi est arrivé en tête de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

Après une longue attente, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a finalement annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle en RDC vers 3h du matin ce jeudi.

« Ayant obtenu 7 051 013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57%, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix », a déclaré Corneille Nangaa.

L’opposant Félix Tshisekedi arrive en tête de la présidentielle du 30 décembre devant Martin Fayulu, candidat de la coalition d’opposition Lamuka et le candidat de la coalition au pouvoir FCC Emmanuel Ramazani Shadary. Au total 21 candidats étaient en lice.

Le taux de participation est de 47,46%.

C’est la Cour constitutionnelle qui proclamera ensuite les résultats définitifs de la présidentielle. Dans le calendrier électoral initial et avant le report de quatre jours de la proclamation des résultats provisoires, la prestation de serment du nouveau chef de l’Etat élu était prévue pour le 18 janvier.

Longue soirée

Journalistes et observateurs ont dû patienter de longues heures. Aux environs de 0h40, ce 10 janvier, le président de la Commission électorale (Céni) de la République du Congo (RDC) Corneille Nangaa, est finalement arrivé pour lancer officiellement la proclamation des résultats du triple scrutin législatif, provincial et présidentiel. Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, a salué « un grand jour pour la nation congolaise, un jour tant attendu »  mais l’attente se poursuit toujours.

Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a alors annoncé que la cérémonie se déroulerait en deux étapes : d’abord les résultats des élections législatives et provinciales, puis ceux de la présidentielle. A l’heure actuelle, les résultats des élections provinciales sont en train d’être égrenés, province par province, circonscription par circonscription.

Ces derniers jours, la pression sur la commission électorale n’a cessé d’augmenter. Ce 9 janvier, les trois principales missions d’observation électorale ont rappelé à la Céni son « devoir » de ne proclamer « que la vérité issue des urnes », ce qui témoigne du climat de méfiance et d’inquiétude qui règne dans le pays.

Trois fois reportée depuis fin 2016, l’élection présidentielle doit désigner le successeur de Joseph Kabila.

rfi