Le concert d’Héritier Watanabe à l’Olympia annulé!

Face à un contexte extrêmement tendu, la direction de la célèbre salle parisienne avait déjà demandé l’annulation du spectacle.

Le préfet de police de Paris a interdit un concert d’un artiste congolais prévu samedi soir à l’Olympia après des débordements d’opposants au régime du président Joseph Kabila à proximité de la salle de spectacle, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

« Les opposants au régime congolais, mobilisés pour empêcher la tenue d’un concert d’Héritier Watanabe, et tenus à distance de la salle de l’Olympia, se sont livrés, un peu avant 17h00, à des débordements (…) Pour mettre fin à ces débordements inacceptables, le Préfet de police décide d’interdire la tenue du concert », a-t-elle précisé.

La PP avait dans un premier temps interdit toute manifestation dans un vaste périmètre autour de l’Olympia de 16 heures à minuit samedi, en raison de « risques de troubles à l’ordre public » liés à la volonté d’opposants au régime du président Kabila d’empêcher le concert de cet artiste considéré comme un soutien du pouvoir. La direction de la salle de spectacle parisienne avait demandé l’annulation du concert et « déposé une plainte en urgence » jeudi face aux menaces « proférées dans un contexte politique complexe en RDC », selon l’une des avocates de l’Olympia, Céline Astolfe.

L’Olympia souhaitait que la Préfecture de police (PP) interdise le concert, « comme elle l’avait fait le 22 juin à la Cigale pour un autre artiste congolais », Fally Ipupa, après des menaces similaires.

« Parce que les gens meurent là-bas au Congo »
Peu après 18 heures, quelque 200 personnes opposées au concert de Héritier Watanabe et rassemblées au carrefour de la place de l’Opéra se réjouissaient de l’interdiction du concert.

« Parce que les gens meurent là-bas au Congo, nous on ne veut pas danser et chanter », a témoigné Lena, 35 ans.
Plusieurs artistes congolais comme Hériter Watanabe sont régulièrement visés par les opposants de la diaspora congolaise, notamment en Europe, qui leur reprochent d’avoir chanté pour le président Joseph Kabila lors des campagnes présidentielles de 2006 et de 2011, et de ne pas chanter pour le changement à la tête du pays.

Joseph Kabila est au pouvoir en RDC depuis 2001. Alors que son mandat est arrivé à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter, il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

bfmtv

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*