Rapatriement du corps de Tshisekedi : la famille biologique assouplit sa position

Selon la famille biologique d’Étienne Tshisekedi qui était en conférence de presse le 13 février à Bruxelles, l’exigence de la publication d’un nouveau gouvernement avant le rapatriement de la dépouille du défunt n’est pas une conditionnalité mais un souhait. « Nous ne faisons pas une exigence de la publication d’un nouveau gouvernement », a déclaré Félix Tshisekedi, secrétaire exécutif chargé des Relations extérieures.

Selon la famille biologique d’Étienne Tshisekedi qui était en conférence de presse le 13 février à Bruxelles, l’exigence de la publication d’un nouveau gouvernement avant le rapatriement de la dépouille du défunt n’est pas une conditionnalité mais un souhait. « Nous ne faisons pas une exigence de la publication d’un nouveau gouvernement », a déclaré Félix Tshisekedi, secrétaire exécutif chargé des Relations extérieures.

Une position qui tranche nettement avec celle jusque-là défendue par le parti qui lie le rapatriement du corps de son leader à l’application de l’accord du 31 décembre, autrement dit, à la nomination d’un nouveau Premier ministre désigné par le rassemblement.

Dans une conférence de presse tenue le 13 février à Bruxelles, les membres de la famille biologique d’Étienne Tshisekedi avec, au premier plan, Mgr Mulumba (évêque de Mweka) et Félix Tshisekedi, fils du défunt, ont tenté d’éclairer l‘opinion au sujet de la controverse suscitée par le rapatriement du corps du leader de l’UDPS. Cette intervention médiatique était très attendue d’autant plus que le point de vue de la famille était très attendu pour se faire une réelle conviction sur les vraies exigences de la famille qui ne cadrent pas nécessairement avec celles du parti. Les propos tenus par les orateurs laissent entrevoir une nette démarcation quant à la façon d’appréhender le problème par la famille politique et biologique qui ne semblent plus émettre sur la même longueur d’ondes.

Alors que pour le parti, l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre demeure la condition sine qua non au rapatriement de la dépouille d’Étienne Tshisekedi, la famille biologique elle n’en fait pas une conditionnalité parlant d’un souhait et non d’une obligation. « Nous ne faisons pas une exigence la publication d’un nouveau gouvernement », a déclaré Félix Tshisekedi, secrétaire exécutif en charge des relations extérieures. Le fils Tshisekedi a, par ailleurs, demandé au Premier ministre Samy Badibanga de se « mettre en retrait et ne pas organiser les funérailles », afin d’éviter les émeutes et le bain de sang. Il estime que la personne du Premier ministre pose problème au niveau de la base politique du parti et, par conséquent, « Badibanga ne devrait pas être présent aux funérailles ».  Et de marteler : « Sa présence serait une maladresse vu son parcours politique actuel ».

Cependant, pour éviter toute dérive, la famille exige la mise en œuvre de l’accord de Cénco, « testament politique du défunt », soutient Félix. Pour ce faire, il  exhorte les parties, au nom de sa famille politique, à finaliser les arrangements particuliers en cours.

Alain Diasso
adiac-congo.com

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*