Victime de la cybercriminalité. Médias : A qui profite la nudité de Gisèle Mfuyi ?

*L’image est extrêmement choquante. Toute sa nudité est exposée. C’est une insupportable vidéo porno qui étale les parties intimes de Gisèle MFUYI PENAPITRA, sur les réseaux sociaux. Conséquence : la journaliste a déposé, depuis le 18 février dernier, sa démission à la tête de l’asbl « AS DES MEDIAS » dont elle est l’initiatrice et coordonnatrice. S’agit-il de la cybercriminalité ou de la «Revenge porno» ? Toute la ville en parle !

Quant, où et comment l’image a été tournée ? Et à qui a-t-elle été destinée ? Voilà les questions que se pose l’opinion à Kinshasa où circule des images érotiques de l’ex-chroniqueuse de musique à Télé 7.  Toutefois, c’est à la belle Gisèle MFUYI que reviennent toute vérité sur l’objet et l’authenticité de cette vidéo qui l’expose en véritable star de la pornographie. Alors qu’elle est mieux réputée parmi les chroniqueuses de musique.

Une bonne réputation vaut mieux qu’un bon parfum, dit-on. Cette affaire de la vidéo porno n’a pas laissé indifférente la corporation de professionnels  de média à Kinshasa qui s’est réunie le samedi dernier au restaurant « La Pina » pour statuer sur le cas de la consœur.  Curieusement, la rencontre s’est déroulée en présence d’elle-même, qui n’en revient.

Dans une lettre adressée à ses collègues, Gisèle Mfuyi dénonce et parle d’une attaque de cybercriminalité dont son couple est victime. A cet effet, elle suspend momentanément sa participation aux activités de l’association « As de Medias » en tant que Coordonnatrice, et cela jusqu’à nouvel ordre. Elle passe le flambeau à sa vice-présidente pour assurer l’interim  à toutes fins utiles.

Une vidéo qui divise 

A nos jours, la nudité de Gisèle Mfuyi postée sur les réseaux sociaux divise les internautes. Elle ne cesse de susciter des commentaires démesurés de toutes sortes sur la toile. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Certains soutiennent un règlement de compte si pas de la jalousie pire et simplement contre la pauvre journaliste qui depuis un temps excelle avec sa structure «As de médias ».  Par solidarité, certains  journalistes kinois ont même initié le slogan «Je suis Gigèle » pour la réconforter et surtout à renoncer à cette vidéo qui n’honore pas l’image de la femme journaliste en RDC.

Tandis que d’autres personnes parlent de «Porn Revenge ». Une pratique qui consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos intimes à la suite d’un conflit ou d’une rupture.

Ce qui est évident, elle prend, de plus en plus, une telle ampleur qu’elle doit désormais être au cœur des débats, même au Parlement.

Pour dire que Gisèle Mfuyi n’est pas la première personne à être victime de la cybercriminelle au Congo-RDC.

Du fameux « Bluetooth de l’UPC » à la journaliste musicale Marlène Kassanga, en passant par l’organisateur des spectacles ou le vice-ministre, l’on compte de nos jours une quarantaine de cas…

Nombre de danseuses de principaux groupes kinois, et d’actrices du théâtre populaire usent et abusent d’images hots pour aguicher un éventuel prince charmant au-delà des mers et océans.

Au fait, remarquent les observateurs, ceux-ci n’auraient moins d’impact sur les réseaux sociaux ou sans un intérêt particulier, si les victimes n’étaient pas connues du grand public. D’ailleurs, s’ils ne bénéficiaient pas d’une très large diffusion! C’est donc précisément la rencontre de la notoriété de la personne mise en vedette sur la photo ou dans la vidéo sur l’Internet, qui octroie au « Revenge porn » une dimension insoupçonnée, rarement atteinte jusque-là!

Montage numérique ou victime de « Revenge porn » 

Souvent, on parle de «Revenge porn», précise un analyste et expert en sociologie de média, en cas de la riposte foudroyante de la personne déçue, un homme dans la plupart des cas.

D’ailleurs, le sociologue Christophe Colera explique: «Les hommes se sentent libres de publier ces images car leur ancienne compagne leur a fait « don » de leur image. Mal-être, échecs, crise de la masculinité expliquent peut-être le désir de s’acharner sur une ex. La volonté de détruire l’autre, poursuit Colera, vient soulager la détresse personnelle. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il y a un public pour cela, une sorte de « communion » de tout le genre masculin à ce sacrifice. Et l’arrivée de ces images de vengeance répond à un besoin ancien d’avoir du porno réaliste, et s’accompagne d’une forme de sadisme pour réduire la femme en objet.»

Il arrive aussi des cas où les femmes règlent les comptes à d’autres femmes, voleuses des maris, compagnons ou petits amis…

Donc, un Etat voulu être de droit, doit impérativement légiférer cette pratique. Comme aux États-Unis, là où le phénomène a vu le jour, «Revenge porn» est passible de six mois de prison ferme et de 1.000 dollars d’amende. En France, la peine va jusqu’à une année de prison avec sursis… La Grande-Bretagne n’est pas en reste.  En RD Congo comme dans bien des pays africains, tout reste à faire…

En attendant, les Congolaises, particulièrement, les jeunes filles doivent être beaucoup plus prudents,  dans la maniabilité et l’usage des téléphones androïde ainsi que dans l’utilisation de réseaux sociaux qui, pour certains, sont utilisés comme un instrument pour détruire ou nuire aux relations intimes et à la personnalité des uns et des autres.

Qui dit mieux ?

Jordache Diala

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