Un climat électrique à 1 heure de l’annonce des résultats, un parti pro-Fayulu claque la porte de la Commission électorale

Les trois missions d’observation électorale congolaises ont lancé ensemble in extremis une dernière mise en garde à la Commission électorale qui doit publier mercredi soir les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC). Le « devoir » de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) consiste à « ne publier que les résultats issus des urnes », écrivent dans un communiqué commun la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), les protestants de l’Eglise du christ du Congo (ECC) et l’ONG Symocel.

Ce communiqué a été distribué à la presse au moment où la Céni doit annoncer des résultats mercredi soir à 23h00 (ùmême HB) selon son président, Corneille Nangaa.

« La Nation attend la fête à la publication du nom du président élu et non la désolation, encore moins les violences », ajoutent les deux principales confessions religieuses du pays et la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (Symocel) dans ce communiqué également reçu par l’agence Belga à Bruxelles.

Les trois missions ont demandé aux candidats de « ne pas inciter » leurs sympathisants « à la violence » et de « recourir aux voies de droit » pour toute contestation.

La Conférence épiscopale (Cenco) déclare avoir déployé 40.000 observateurs dans les bureaux de vote le jour du vote le 30 décembre.

La Cenco a affirmé dès jeudi dernier « que les données à sa disposition issues des procès-verbaux des bureaux de vote consacre le choix d’un candidat comme président dee la République », sans jamais préciser quelles étaient ces données ni donner le nom du vainqueur.

La Symocel, qui revendique 18.000 observateurs, avait indiqué mardi que les procès-verbaux n’étaient pas affichés dans la plupart des centres locaux de compilation.

L’Église protestante a revendiqué 10.000 observateurs et demandé mardi à la Commission électorale (Céni) de publier la « vérité des urnes ».

Un parti pro-Fayulu quitte la Commission électorale le jour J

La déléguée d’un parti soutenant le candidat d’opposition Martin Fayulu a claqué la porte de la Commission électorale, a fait savoir mercredi sa formation politique à quelques heures de la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

Le MLC est la formation de l’ex-chef de guerre et ex-vice-président, Jean-Pierre Bemba, qui soutient la candidature de Martin Fayulu au sein de la coalition Lamuka.

« La Céni, même si elle a reçu des données électroniques, doit les confronter avec les données venues des Centres locaux de compilation. Cela n’a pas été le cas », a détaillé Mme Bazaiba.

« En tant que secrétaire générale du MLC et porte-parole de Lamuka, je dis que la population congolaise s’est déjà choisie son président de la République que tout le monde connaît », a commenté l’alliée de M. Fayulu.

« Kabila n’a pas à dire: je veux telle personne, je ne veux pas de telle. Ce n’est pas sa résidence privée, ni une affaire de famille, c’est une affaire d’État », a-t-elle conclu.

Belga