Kinshasa veut mettre fin à la coopération belge et fermer la «maison Schengen»

Sur fond, de tensions entre la RD Congo et la Belgique, les autorités congolaises annoncent la fermeture à Kinshasa de la « Maison Schengen ». Un bâtiment qui fait office de consulat de l’Union européenne.

La fermeture annoncée de la Maison Shengen. La nouvelle qui fait la « une » de plusieurs titres ce jeudi (NDLR: 25 janvier 2018) à Kinshasa.

Si l’information n’émeut pas le plus grand nombre, elle inquiète en revanche ceux qui voyagent en Europe, et surtout ceux qui en vivent. Félix Kamba est en première ligne. Il le regrette, car son agence de voyage, risque d’en payer les frais.

« S’ils veulent s’en tenir à cette décision, ça va nous handicaper. Et même nos clients, vont être handicapés. » indique t-il un brin désabusé. Il déplore un retour en arrière qui s’annonce pénible : « On devoir faire des navettes comme avant, avec des gens exposés sous le soleil, à l’ambassade de la France ou de la Belgique. »

« Maison Schengen », site clé de la diplomatie
Car la « Maison Schengen » c’est le lieu où tout est centralisé.

Gérée par la Belgique, cette antenne consulaire délivre aux Congolais des visas pour plusieurs pays de l’Union européenne et pour la Norvège.

Mais ce mercredi (NDLR : 24 janvier 2018), dans un communiqué de presse, le gouvernement congolais indique qu’il souhaite « Le démantèlement du dispositif consulaire » dénommé « Maison Schengen » et la « cessation immédiate des activités de la nouvelle agence belge de développement ».

Nous allons maintenant travailler avec nos partenaires internationaux et particulièrement européens pour voir les suites à donner à ces demandes.
Didier Reynders, Ministre belge des Affaires étrangères

Une mesure de rétorsion après l’annonce de la Belgique de mettre fin à son aide bilatérale au régime en place. Bruxelles n’a pas tardé à réagir par la voix de son chef de la diplomatie.

« C’est regrettable, car ce sont des mesures qui concernent avant tout la population congolaise. » souligne Didier Reynders. Et le ministre fédéral belge d’ajouter : »Ce que nous faisons c’est apporter de l’aide humanitaire, c’est soutenir la société civile dans le débat démocratique au Congo.« .
Didier Reynders prend acte et annonce la séquence suivante : »Nous allons maintenant travailler avec nos partenaires internationaux et particulièrement européens pour voir les suites à donner à ces demandes. »

Les relations entre Bruxelles et Kinshasa ne sont pas au beau fixe.

La Belgique critique régulièrement la répression des forces de l’ordre contre les manifestants qui réclament le départ de Joseph Kabila.

Si la « Maison Schengen » ferme, les ambassades concernées devraient « reprendre leurs responsabilités » dans un délai qui leur sera communiqué, par le gouvernement congolais.

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