Sanctions américaines contre Nangaa, Bashengezi,…

Le secrétaire d’Etat américain a annoncé, ce vendredi, des sanctions spécifiques contre la direction de la Ceni (Corneille Nangaa et Norbert Bashengezi, respectivement président et vice-présdent de la Ceni), mais aussi contre Marcellin Mukolo, le conseiller du président de la CENI; Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale; et Benoît Lwamba, le Président de la Cour constitutionnelle.

Ces nouvelles sanctions américaines sont prises sur base d’une loi qui prévoit que si le Secrétaire d’État dispose d’informations crédibles indiquant que des fonctionnaires de gouvernements étrangers ont été impliqués dans une corruption grave ou une violation flagrante des droits de l’homme, ces personnes et les membres de leur famille immédiate ne peuvent entrer aux États Unis.

Le secrétaire d’État impose également des restrictions de visas aux fonctionnaires électoraux, ainsi qu’aux responsables militaires et gouvernementaux soupçonnés d’être responsables, complices ou auteurs de violations des droits humains ou d’atteintes au processus démocratique en RDC. Ici, aucun nom n’est donné.

Le secrétariat d’Etat explique que ces personnes se sont enrichies par la corruption ou ont dirigé ou supervisé des actes de violence à l’encontre de personnes qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d’expression. Ils agissaient en toute impunité aux dépens du peuple congolais et faisaient preuve d’un mépris flagrant pour les principes démocratiques et les droits de l’homme.

Enfin, le département d’État insiste sur le fait que ces sanctions ciblent précisément certains responsables et non le peuple congolais. Il insiste encore sur le fait que ces sanctions ne touchent pas le nouveau gouvernement. « Cette décision reflète l’engagement du Département d’État à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC pour concrétiser l’engagement qu’il a pris de mettre fin à la corruption et de renforcer la démocratie et le respect des droits de l’homme ».

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